Journal · 27 septembre 2026

Le geste de presser les fleurs

Pensées, primevères et pétales pressés sur papier coton, vus de près

Au début, presser des fleurs n’était qu’un geste intime. Je le faisais en silence, à la table de la maison, entre des livres et des feuilles de papier. C’était une façon d’arrêter le temps : garder une promenade, une saison, une pensée.

Un geste devenu langage

Avec les années, ce geste a pris une autre place. Les fleurs pressées ont cessé d’être seulement des souvenirs. Elles sont devenues des compositions, puis des tableaux, puis de petites pièces que l’on peut garder près de soi.

Mon monde tourne autour de l’esthétique, mais pas d’une esthétique vide. J’aime ce qui a une âme, ce qui naît du temps, de la patience et de l’observation silencieuse.

Regarder plus lentement

Sans m’en rendre compte, le pressage a changé ma manière de regarder. J’ai commencé à marcher plus doucement, à observer les bords des chemins, à remarquer ce qui change d’une saison à l’autre. Je vis en Belgique, entourée de forêts qui changent avec les saisons : elles m’apprennent à regarder plus lentement et à apprécier ce qui ne dure qu’un temps.

Récolter une fleur, ce n’est pas simplement la couper et la ranger. C’est observer, choisir et respecter. Une fleur bien choisie, c’est déjà la moitié du travail.

Du papier au tableau

Quand une fleur est prête, je lui cherche une place sur le papier. Le pressage est devenu pour moi une façon d’être présente, et de créer avec ce qui existe déjà, sans rien forcer.

Les tableaux nés de ce geste sont réunis dans la collection. Et si vous voulez essayer à votre tour, j’ai rassemblé mes gestes d’atelier dans un guide pratique.

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